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Soulagez la goutte naturellement avec des plantes efficaces

Soulagez la goutte naturellement avec des plantes efficaces

La goutte est une forme d’arthrite. Elle provoque des douleurs articulaires, généralement localisées dans le gros orteil, même si d’autres articulations peuvent également être touchées. Elle est due à une accumulation d’acide urique dans le sang.

Lorsque les taux dépassent un certain seuil critique, des d’acide urique se constituent cristaux s’agglutinent dans la ou les articulation(s) affectée(s), provoquant des et douleurs absolument abominables. Ces cristaux peuvent également se former dans les principaux organes du corps et causer des dégâts considérables, si bien que le désir d’éviter la douleur n’est pas la seule raison valable de maîtriser ce trouble grave.

En général, la goutte est héréditaire. Il y a trois cents ans, on l’associait avec la richesse, on pensait alors que les crises de goutte provenaient d’une alimentation trop riche. Aujourd’hui, nous savons que ce trouble affecte les pauvres aussi bien que les nantis. Plus de 95% des personnes qui ont la goutte sont des hommes de plus de 30 ans. On évalue à 10, voire 20 % de la population les sujets ayant des taux d’acide urique supérieurs au seuil critique, mais seulement 3 personnes sur 1000 souffrent de cette maladie.

Les plantes au secours de la goutte

Si vous avez la goutte, il est préférable de prendre les médicaments prescrits par votre médecin. Peut-être souhaiterez-vous également faire appel à un certain nombre d’alternatives naturelles pour soulager ce mal douloureux.

Céleri (Apium graveolens).

Ayant appris que l’extrait de céleri était susceptible d’éliminer l’acide urique, j’ai commencé à prendre chaque jour deux à quatre cachets d’extrait de graines de céleri à la place de mon Allopurinol. À l’heure où j’écris ces lignes, six mois se sont écoulés sans la moindre crise de goutte. Pendant une semaine, j’ai mangé quatre tiges de céleri par jour à la place de l’extrait. J’étais alors sceptique quant à l’efficacité des graines de céleri. Aujourd’hui, après les avoir essayées, j’y crois vraiment : en effet, elles m’ont permis de maintenir un taux d’acide urique au-dessous du seuil critique.

Chiso (Perilla frutescens).

Cette variété de menthe aromatique est très utilisée en Orient comme aliment et comme médicament. Chez moi, c’est une mauvaise herbe très courante, mais on la trouve à l’état cultivé dans certains jardins.

Des chercheurs recommandent le chiso pour soulager la goutte. Il contient des taux relativement élevés de quatre substances complexes que l’on qualifie d’inhibiteurs de la xanthine-oxydase et qui contribuent à prévenir la synthèse de l’acide urique. J’ajoute souvent un peu de chiso à mes tisanes de menthe, comme le font les Japonais dans leurs sushis.

Curcuma (Curcuma longa).

La curcumine, une substance complexe présente dans le curcuma, inhibe dans l’organisme la synthèse des substances appelées prostaglandines jouant un rôle dans la douleur. Le mécanisme ressemble, toute proportion gardée, à celui qui intervient dans l’action analgésique de l’aspirine et de l’ibuprofène. Utilisée à doses élevées, la curcumine stimule les surrénales. Celles-ci libèrent alors dans l’organisme la cortisone qui a la propriété de soulager l’inflammation et la douleur souvent associée.

En Inde, le curcuma fait l’objet d’un grand respect et il est généreusement utilisé dans la préparation des currys. Voilà d’ailleurs une manière particulièrement agréable de prendre votre remède, si vous voulez connaître mon opinion. Vous pouvez également préparer une boisson chaude au curcuma, ou tout simplement le prendre en gélules.

Réglisse (Glycyrrhiza glabra).

Comme le chiso, la réglisse contient plusieurs inhibiteurs de la xanthine oxydase, bien qu’à des concentrations plutôt faibles. Un mélange de réglisse et de chiso pourrait toutefois être intéressant. Il est même possible que ces deux plantes soient plus efficaces utilisées ensemble.

Ananas (Ananas comosus).

L’ananas contient de la bromélaïne, une enzyme qui contribue à décomposer les protéines. De nombreux naturopathes recommandent la bromélaïne pure, vendue en magasin diététique, pour atténuer l’inflammation et l’enflure.

Avocat (Persea americana).

En Amazonie, mes amis botanistes sont convaincus que l’avocat est utile pour traiter la goutte. En effet, ce fruit a la réputation d’abaisser le taux d’acide urique dans le sang.

Je ne connais pas de preuves scientifiques étayant cette affirmation, mais un grand respect pour la sagesse et la connaissance des plantes du peuple d’Amazonie. En outre, il est certain que l’avocat est un fruit savoureux. Voilà donc une bonne raison d’en ajouter de temps à vos repas. Mieux vaut éviter tout excès, car l’avocat est très calorique.

Avoine (Avena sativa).

Certains disent qu’une tisane préparée à partir des pousses vertes d’avoine, riches en silice, exerce un effet diurétique capable d’abaisser le taux d’acide urique dans le sang. (Une substance diurétique a pour effet d’évacuer de l’organisme tout excès de liquide.) Si toutes mes autres approches naturelles se révélaient décevantes, je ne manquerais aucun remède.

Cerisier (Prunus, diverses espèces).

Beaucoup de gens croient dur comme fer que les cerises préviennent les crises de gouttes ; il s’agit d’en manger chaque jour 230 grammes. D’autres personnes ne jurent que par les fraises. L’un de mes amis, par exemple, affirme qu’il réussit particulièrement bien à enrayer la goutte pourvu qu’il mange des cerises noires. Ce remède n’a a reçu aucune confirmation scientifique, mais puisque tant de personnes le recommandent, je pense qu’il n’y a pas de mal à l’essayer. (Un seul petit inconvénient, toutefois : l’achat d’une telle quantité de cerises pourrait bien s’avérer plus coûteux que mon Allopurinol.)

En ce qui me concerne, j’ai l’intention de vérifier quels résultats je parviens à obtenir grâce à mon cocktail aux cerises. Je le prépare en mélangeant les jus suivants : cerise, ananas, fraise et myrtille. J’ajoute un peu de réglisse ainsi qu’une généreuse quantité de gingembre et de curcuma.

Griffe-de-chat (Uncaria, diverses espèces).

Un jour, j’ai été terrassé par une crise de goutte et je n’avais pas mon médicament sur moi. En revanche, j’avais quelques gélules contenant de la griffe-de-chat (uña de gato), une plante dotée d’un pouvoir anti-inflammatoire.

J’ai donc pris deux de ces gélules, sans obtenir de soulagement. J’ai essayé avec quatre. Toujours rien. Ensuite, après la sixième, j’ai commencé à ressentir un peu d’effet, mais il m’en a fallu près d’une douzaine pour obtenir le soulagement que me procure habituellement mon médicament. Il est certain que je ne vais pas renoncer à ce dernier pour le remplacer par de la griffe-de-chat. Cependant, si je n’avais rien d’autre sous la main je n’hésiterais pas à utiliser à nouveau cette plante.

Griffe-du-diable ou Harpagophytum (Harpagophytum procumbens).

Plusieurs rapports indiquent que cette plante abaisse les niveaux d’acide urique et qu’elle exerce une action anti-inflammatoire, deux choses bien utiles pour soigner la goutte. D’autres travaux scientifiques suggèrent qu’elle pourrait être bénéfique pour soulager l’arthrite, et la goutte est effectivement une forme d’arthrite.

Malheureusement, ces travaux reposent sur l’administration de piqûres à base d’un extrait végétal de griffe-du diable, si bien que la substance active passe directement dans le sang. Cette plante perdant son pouvoir thérapeutique dans l’estomac, je ne peux pas me prononcer sur son efficacité (ou son inefficacité) sous forme de tisane ou de gélule. Je suis cependant d’avis qu’elle vaut la peine d’être essayée.

Olivier (Olea europea).

La réputation de l’olivier en tant que diurétique remonte aux temps bibliques. Un chercheur a démontré que le fait de boire chaque jour pendant trois semaines environ quatre tasses de tisane de feuilles d’olivier augmentait le débit d’urine de 10 à 15 % et faisait sensiblement baisser d’acide urique. Je n’hésiterais pas à essayer moi-même ce remède.

Ortie (Urtica dioica).

Une étude a démontré que l’ortie augmentait les sécrétions d’acide urique, en tout cas chez les canards. Ces animaux de laboratoire présentaient des taux plus bas d’acide urique dans le sang après avoir reçu de l’extrait d’ortie. La prochaine fois que j’ai des douleurs dans mon gros orteil, j’ai l’intention d’ajouter de la tisane d’ortie à mon programme global de traitement.

Saule (Salix, diverses espèces).

L’écorce de saule est l’équivalent végétal de l’aspirine, car elle contient des substances complexes appelées salicylates, d’où est extraite l’aspirine.

Tout comme cette dernière, la tisane d’écorce de saule contribue à soulager douleurs et inflammation. De plus, certaines recherches suggèrent que les salicylates peuvent faire baisser les taux d’acide urique. Faites un essai en laissant bouillir à petit feu pendant 20 minutes deux cuillerées à café d’écorce dans une tasse d’eau bouillante. (Si vous êtes allergique à l’aspirine, cependant, il est sans doute préférable d’éviter également les plantes qui lui ressemblent.)