8 Choses que les câlins font à votre santé

8 Choses que les câlins font à votre santé

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Il y a une raison pour que les étreintes vous fassent du bien et ce n’est pas seulement en raison du sentiment de chaleur dans notre cœur. Elles affectent notre corps entier, à tel point que de nombreux scientifiques affirment qu’elles ont le même effet que plusieurs drogues différentes agissant simultanément dans notre corps. En fait, même d’anodins contacts peuvent aider à gérer ses émotions avec plus de clarté et d’efficacité.

1. Les étreintes diminuent la peur de la mort

Une étude sur les peurs et l’estime de soi publiée dans le journal Psychological Science révèle que les étreintes et les contacts physiques réduisent significativement l’inquiétude par rapport à la mort. Des études ont découvert que le fait d’étreindre – même un objet inanimé, comme un ours en peluche – aide à apaiser les « peurs existentielles ». Selon Sander Koole, directeur de cette recherche, « Le contact interpersonnel est un mécanisme si puissant que même de objets qui stimulent le toucher par une autre personne aident à donner aux gens un sens de signification existentielle ».

2. Elles stimulent l’ocytocine

L’ocytocine est un neurotransmetteur qui agit sur le système limbique, le centre émotionnel du cerveau, encourageant des sensations de satisfaction, réduisant l’anxiété et le stress et rendant même les mammifères monogames. Cette petite pierre précieuse est libérée lors de l’accouchement, aidant les mères à oublier la douleur atroce qu’elles endurent en nous donnant naissance et les poussant à nous aimer et à passer du temps avec nous malgré tout.

Une recherche récente réalisée par l’Université de Californie suggère que les étreintes ont un effet civilisateur similaire sur les hommes, les rendant plus affectueux et mieux à même de nouer des relations et des liens sociaux. Elle augmente considérablement la libido et les performances des individus testés. Plus les couples s’étreignent souvent, plus leur niveau d’ocytocine est élevé, ce qui réduit leur tension artérielle et leur fréquence cardiaque. Cette substance chimique est aussi associée aux relations sociales.

« L’ocytocine est un neuropeptide qui encourage la dévotion, la confiance et les liens affectifs, déclare le psychologue Matt Hertenstein. Elle est la fondation biologique pour créer des liens avec d’autres personnes. » Quand nous étreignons quelqu’un, de l’ocytocine est libérée dans notre corps par la glande pituitaire, réduisant notre fréquence cardiaque et notre niveau de cortisol, l’hormone responsable du stress, de la tension sanguine élevée et des maladies cardiaques.

3. Elles font diminuer la fréquence cardiaque

Etreindre quelqu’un nous fait chaud au cœur, mais ce serait aussi un bon remède : au cours d’une expérience réalisée à l’Université de Caroline du Nord, à Chapel Hill, des participants qui n’avaient aucun contact avec leur partenaire ont vu leur rythme cardiaque augmenter de 10 battements/minute, comparés aux 5 battements/minutes de ceux qui étreignaient leur partenaire pendant l’expérience.

4. Elles stimulent la dopamine

Un niveau de dopamine bas peut conduire à de sérieuses dépressions et à des maladies mentales. Il joue aussi un rôle dans la maladie neurodégénérative de Parkinson. La procrastination, le manque de confiance en soi et le manque d’enthousiasme sont également liés à un niveau de dopamine bas. Or, les étreintes ajustent ce niveau en poussant notre cerveau à libérer de la dopamine, l’hormone du plaisir. La dopamine provoque une sensation de bien-être, ainsi que de la motivation. Des IRM ont révélé que quand vous étreignez quelqu’un ou que vous écoutez une musique qui vous excite, votre cerveau libère de la dopamine, et le fait même en anticipant ces moments. Les capteurs de dopamine sont les zones que stimulent de nombreuses drogues, comme la cocaïne et les métamphétamines. La présence de certains types de capteurs de dopamine est aussi associée à la recherche de sensations fortes.

5. Elles stimulent la sérotonine

Le sentiment de solitude et la dépression arrivent quand le niveau de sérotonine est bas. C’est peut-être la raison pour laquelle certaines personnes entrent dans des gangs et se lancent dans des activités criminelles. Tendre les bras et étreindre libèrent des endorphines et de la sérotonine dans le sang qui provoquent du plaisir, font disparaître la tristesse et la douleur, réduisent les risques de souffrir d’une maladie cardiaque, aident à combattre le surpoids et prolongent la vie. Même caresser un animal de compagnie réduit le niveau de stress. Etreindre pendant un long moment fait grimper le niveau de sérotonine, améliorant l’humeur et provoquant du bonheur.

6. Les bébés convenablement étreints sont des adultes moins stressés

Vous voulez faire quelque chose pour les générations futures ? Alors étreignez-les quand elles sont encore petites. Une étude l’Université Emory portant sur des rats a prouvé l’existence d’un lien entre le toucher et le soulagement du stress, particulièrement dans les premiers moments de la vie. Cette recherche a conclu que cette découverte s’applique aussi aux humains, expliquant que le développement des bébés – y compris la façon dont ils font face au stress un fois adultes – dépend d’une combinaison d’inné et d’acquis.

7. Elles équilibrent le système nerveux parasympathique

Les étreintes équilibrent le système nerveux. En effet, la peau contient un réseau de minuscules récepteurs sensoriels en forme d’œuf appelés corpuscules de Pacini qui sentent le toucher et sont en contact avec le cerveau à travers le nerf vague. La réponse de la peau quand on donne ou reçoit une étreinte montre une modification de la conductivité de la peau. L’effet dans l’hydratation et dans l’électricité de la peau suggère un bon équilibre du système nerveux parasympathique.

8. Elles améliorent le système immunitaire

Les recherches montrent que la hausse des hormones due aux étreintes régule le système immunitaire. Cela est lié à la façon dont elles provoquent une réponse relaxante – elles changent la façon dont notre corps fait face au stress physique et social, poussant le système immunitaire à faire son travail.

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